El Othmani réagit au sujet de l’avortement

Face aux caciques de son parti, Saâd Eddine El Othmani, Président du Parti de la Justice et du développement (PJD), a réagi à la recommandation du Conseil national des Droits de l’homme (CNDH) portant sur le droit d’interruption des grossesses non désirées.




« Sa Majesté a pris une décision sur le sujet. Et, les Marocains sont parvenus à un consensus sur ce même sujet. Certains souhaitent aujourd’hui ramener le compteur à zéro, ce qui n’est pas positif ».

Ainsi s’est exprimé Saâd Eddine El Othmani, Président du Parti de la Justice et du développement (PJD), également Chef du Gouvernement, sur la question. Pour lui, son parti ne peut donner carte blanche aux femmes pour qu’elles interrompent les grossesses non désirées.

Le chef du gouvernement dénonce tous les appels à la dépénalisation de l’avortement : « Certaines parties instrumentalisent tout débat pour saper les constantes religieuses. Chose que nous n’acceptons pas ».




Selon le chef du gouvernement, la position officielle du Maroc sur l’avortement a déjà été clairement exprimée et que son parti n’accepterait pas d’aller à contre-courant de ses «principes basés sur l’Islam»  ni sur ce qu’il appelle les «fondamentaux des Marocains».

Pour répondre au CNDH qui recommande la dépénalisation de l’avortement, El Othmani l’a appelé «à discuter plutôt de choses beaucoup plus importantes pour l’amélioration du quotidien des citoyens».

Ces dernières semaines, des voix se sont levées pour exiger l’abrogation de l’article 453 du code pénal, qui interdit l’avortement. Selon cet article, l’avortement n’est autorisé que dans trois cas seulement à savoir « lorsque la grossesse constitue un danger pour la vie et la santé de la mère », en cas de « viol ou d’inceste », et dans les « cas de graves malformations et de maladies incurables que le fœtus pourrait contracter ».




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