Le Conseil des oulémas donne son avis sur la légalisation de l’avortement au Maroc

Le débat sur la légalisation de l’avortement au Maroc atteint aujourd’hui le Conseil supérieur des oulémas. Toujours aussi conservateurs, ils réaffirment leur adhésion aux conclusions de la commission royale créée en 2015.




Les dispositions du Code pénal concernant l’avortement ne devraient connaître aucune modification, “sauf ce qu’exige l’intérêt et permet l’ijtihad”.

C’est l’avis du Conseil supérieur des oulémas qui dit non à la légalisation de l’avortement. Dans un communiqué, ils ont ajouté que l’élaboration de cette loi est le fruit d’un travail laborieux et de concertations auxquels ont pris part plusieurs institutions.

Pour le Conseil des oulémas, présidé par le roi Mohammed VI, il s’agit d’un débat d’ordre public.




Le Conseil des oulémas refuse que ce débat devienne une polémique à caractère politique.

Avec ce communiqué, le conseil tente de répondre à Abderrahim Chikhi, le président du Mouvement unicité et réforme (MUR), qui avait appelé à une prise de position du Conseil supérieur des oulémas concernant le débat autour de l’avortement.

Le 11 octobre dernier à Rabat, lors de son intervention à la conférence sur les libertés individuelles organisée par le MUR, il avait déclaré qu’on ne devrait pas s’en prendre à ceux qui appellent à une modification de la loi sur l’avortement.




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